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Pitch ô mon pitch…

Le pitch, technique de présentation orale incontournable dans la vie d’une start-up. Étape obligatoire qui permet d’accrocher l’attention de potentiels investisseurs avec deux résultats possibles : la réussite ou l’échec.

L’idée est simple : argumenter en quelques minutes, faire valoir son projet et pouvoir être le plus compréhensible pour tous. Dit comme ça, ça n’a pas l’air compliqué, et pourtant.

Le pitch est un exercice qui se prépare et qui prend du temps. On le travaille et re-travaille pour le rendre pertinent et efficace. Une fois prêt c’est déjà le jour-J et la motivation est là. Après tout, vous croyez en votre projet, alors pourquoi pas les auditeurs ?

Mais il faut savoir que non, les pitchs ne sont pas tous parfaits ni tous réussis. Il peut arriver qu’un pitch soit un véritable désastre. D’un point de vue personnel ou professionnel, l’envie de réussir laisse peu de place à un échec, et pourtant. Art Markman, professeur de psychologie à l’université du Texas, explique que l’échec n’est pas forcément négatif dans un article paru dans la revue Harvard Business View ;

«Ils reflètent le fait que nous disposons tous de ressources limitées. Nous n’avons tout simplement pas assez de temps, d’énergie ou d’argent pour faire tout ce que l’on veut tout le temps. Une partie de notre responsabilité d’adultes est d’apprendre à faire des compromis: trouver l’équilibre entre des objectifs conflictuels et essayer d’en atteindre autant que possible dans le temps imparti.»

Le plus important est d’apprendre de ses échecs et d’en tirer le meilleur. On n’est pas parfaits et bien heureusement ! Rebondir sur ce qui n’a pas fonctionné et se poser les bonnes questions. Qu’est ce que cette situation m’a apportée ? Quelles sont les outils que je vais pouvoir mettre en place afin de ne pas recommencer ? On apprend de nos erreurs et on rebondit, on grandit. Tout le monde a déjà raté un oral, raté son permis, on n’en meurt pas. Ce pitch n’a pas ruiné et ne ruinera pas tout votre parcours professionnel. Après tout, le prochain ne peut être que meilleur, nous avons quelques conseils pour vous. L’essentiel est de penser à la nouvelle étape, encore plus motivé qu’avant !

À travers notre expérience professionnelle nous avons dégagé les points négatifs afin de vous donner quelques conseils. Let’s go !

Déconnectez-vous. C’est votre tour dans 10 minutes et vous venez de recevoir un e-mail plutôt négatif concernant votre projet, le drame (nous l’avons personnellement vécu). Vous allez alors garder dans un coin de votre tête cet e-mail et passer à côté d’un pitch réussi.
Sachez qu’il vous faudra 20 minutes pour retrouver votre niveau de concentration, dommage non ?

Alors, inutile de rester en permanence à l’affût de vos e-mails. Définissez une bonne fréquence de consultation afin de rester concentré toute la journée.

Gérer ses émotions. Nos émotions, quelles soient positives ou négatives font parties de nous mais nous posent parfois problème. Il faut alors apprendre à les identifier afin de les canaliser.

Faîtes une mise en pratique afin d’éviter les pièges et bien utiliser le signal émotionnel, explique Christophe Deval co-auteur de Simplifiez vos relations avec les autres (Intereditions). “Au lieu de focaliser sur l’émotion, demandez-vous de quelle valeur elle est le reflet. Qu’est-ce qui compte pour vous et qui est en jeu en ce moment ?”

Avoir un but précis. Il nous arrive parfois d’être à un endroit et de ne pas savoir la raison de pourquoi nous y sommes. Les raisons ? Elles sont diverses et dépendent de la situation précise. Fixez dès le départ des objectifs à atteindre et les moyens à mettre en oeuvre pour les atteindre.

Le debrief. Que le pitch ce soit bien passé ou non, il est important de pouvoir discuter avec son équipe. À chaud, cette méthode de management permet de dégager les différents arguments abordés et d’identifier quelques points d’amélioration. Chacun avec un point de vue différent va faire grandir et améliorer les arguments. Tout avis est bon à prendre !

Accordez-vous des pauses. On sait comme beaucoup d’entre vous que la vie d’entreprenariat nécessite d’être toujours à 100%, 24h/24 et 7jours/7, -ou presque-. Malheureusement, notre cerveau et notre performance ne peuvent pas être toujours à 100% focus. Allez prendre un verre avec vos collègues, écoutez de la musique à fond et chantez -faux- si vous le souhaitez, c’est ça aussi profiter de la vie !

Un pitch est une belle occasion de parler de notre projet, c’est une chance de pouvoir bénéficier de ce moment qui n’appartient qu’à nous !
Néanmoins dans le monde de l’entreprenariat, il est de bon goût de pitcher. Si tu n’as pas pitché tu n’es pas un vrai entrepreneur, l’image de l’ “elevator pitch” renforçant le fantasme autour de l’esprit start-up… Finalement, avec toute l’expérience que nous avons avec Take A Desk et nos projets précédents, nous nous posons réellement la question de l’efficacité de pitchs à foison. Soyons réalistes, le public n’est pas toujours le plus attentif et malgré l’avantage et la nécessité d’être un bon orateur, nous ne sommes pas toujours dans notre meilleure performance.
Quid de ces pitchs à répétition ? Est-ce qu’un pitch détermine tout l’avenir d’une start-up juste sur 3 minutes de parole ? Doit-on faire des pitchs pour faire des pitchs alors que nous aimerions passer ce temps-là en rendez-vous business par exemple ?

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